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Tout près de la ligne

L’homme debout.

L’homme marche.

Seul l’homme est vertical.
Probablement.

J’ai marché dans les Alpes.

 

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L’homme debout.

L’homme marche.

Seul l’homme est vertical.
Probablement.

J’ai marché dans les Alpes.
                  Vers la fin du siècle, partout en Suisse on                   construisit des chemins de fer de montagne. On                   se trouvait en quelques heures à la hauteur des                   cimes.

Les frontières sont des choses profondément terrestres.
Un pas de plus et c’est fini.
                  Le tracé de la frontière dans le lac Léman est                   formé par une ligne médiane et par deux ailes                   transversales à Hermance et à Saint-Gingolph.
A l’heure du lac.
L’homme et le paysage.
L’été viendra.
En attendant il pleut et il fait froid.
Les imperméables enferment sous la pluie et recouvrent le corps.
Un « blanc dehors » c’est quand on ne voit plus rien dehors.
On entend presque la barque glisser.


                  La ligne médiane est définie théoriquement par                   les lieux des centres des cercles inscrits entre les                   rives suisse et française.
                  Cette ligne théorique se trouve cependant                   remplacée pour des raisons pratiques par une                   ligne polygonale de six côtés qui réalise la                   compensation des surfaces.

 

La barque glisse silencieusement.
Il faut encore marcher.
Chaque pas a eu lieu.
Attendre le geste suivant.
Parfois l’eau et le ciel se confondent
La terre et l’eau se rejoignent.
                                                                      
                  Embarcation : bateau de petite dimension ou                   canot.

Dans l’eau où voir la ligne ?
Dans quel sens va le courant ?
Le pêcheur ne parle pas.
Le bateau peut attendre.                     

                   Comme un voyageur.

L’idée de frontière, de l’autre côté de l’autre.
Par où sont-ils partis ?
Voyage immobile.
Il n’y a plus personne.
Ils étaient là pourtant.

L’inquiétude des pas.
Passer la frontière.
                  Une frontière est une ligne imaginaire séparant                                     deux territoires.

 

Le père était devant.
Faut-il lever les pieds au moment de passer la ligne ?

 

                  Ligne bornée.

Douane.

Il y eut un matin.
Récit.

                  La limite d’un territoire est d’autant plus lisible et                   facile à contrôler qu’elle repose sur un obstacle                   physique.
                  La frontière devient une ligne au tracé parfois                   artificiel sur le terrain et faisant l’objet                   d’arrangements.

 

Les inquiets.
Le passeur.
Le guide.
Le douanier.
L’enfant en équilibre.
L’oubli.
                                  
                  Déshérence : sans héritier

 

Vertical et horizontal : revenir à la séparation, à la confrontation.
La montagne est forte.
                                                                      
                  L’altitude légendaire de 4807 m du Mont Blanc                   est depuis le début des années 80 régulièrement                   remise en cause. L’altitude oscille selon les                   années entre 4807 m et 4811 m.

Elle est là tout près du lac.
Elle mange la lumière et nous rend tout petit.
           

                  La frontière française passe sur la ligne de crêtes                   rocheuses, tandis que la frontière italienne suit la                   ligne de partage des eaux.

La peur du noir.
Dans la brume, on ne sait pas si les hommes sont là.    
Où sont les gens ?
Où sont les autres ?

 

Itinérance.
Migrant.
En partance.
La marge lui va bien.

On est toujours le fantôme du suivant.

                  Paysage : étendue de pays que l’homme                   peut embrasser dans son ensemble.

           
Les gens ont tant marché.
           
Traverser le paysage.
Franchir la ligne.
Gravir.

Rite de passage.

                                                                                             
Marcher en équilibre sur un tronc d’arbre.
Suivre la ligne. Essayer.

                  Frotter les pieds du patient avec du rouge                   et le laisser marcher sur une bande de                   papier posée au sol de part et d’autre                   d’une ligne qui délimite la moitié de la                   surface balisée. Analyser.

 

Il y a souvent un autre paysage derrière celui qu’on regarde.
L’identité du voyageur
Le premier paysage.
                                                                                 
                  La ligne à suivre est parfois indiquée par                   des marques blanches peintes au sol.

Après le premier paysage.
Des générations entières ont marché.
J’ai vu les hommes passer.
Arrivés au col, à quoi ont-ils pensé ?
Les choses ont eu lieu.

Suivre le guide s’il y en a un.
La ligne à suivre.

C’est l’homme qui regarde.

 

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